On a retrouvé le Loner!!  (Vieux et fous) posté le vendredi 04 janvier 2008 20:22

Calé dans l'une de ses voitures pourries de collection au fond de son jardin, Neil Young refait surface, une chance pour tous de le saisir, enfin...!
Pauvres mortels, Neil est insaisissable.

Chrome Dreams II, dernier album de Neil en date

Chrome Dreams II peut, à première vue, faire penser à un come-back. La suite de Chrome Dreams, sans doute. Cet album existant pour Neil et pour personne d'autre, le Loner l'ayant annulé quelques jours avant sa sortie.

Une fois le disque sur la platine, tout devient différent. On décolle avec Beautiful Bluebird et une chanson plus tard, on arrive au sommet, un de ces pics qui te rentrent dans le coeur pour y rester ancrés toute la vie, qui diffusent l'harmonie dans ton corps tout en écorchant tout ce qui se place aux alentours. Ordinary People. On n'avait jamais célébré l'ordinaire d'une manière si.. extraordinaire. Au son des cuivres, on sent les hommes se mouver en une masse homogène, incroyablement riche et scintillante. Comme si nous étions à nous tous quelque chose d'unique, tu vois?
Ce morceau a 20ans. Et il est comme ancré dans la réalité. Le travail fut rude pour écrire des morceaux tenant debout a côté de cette montagne. Neil l'a fait, il a réussi, bien que rien sur l'album ne vaille ces 18minutes d'intensité véritable. Ce morceau n'a pas de durée, il a toujours été en nous. Son écoute donne un sens à notre vie. Il nous guide dans nos actes et pensées, il s'est installé et compte bien rester. Il restera.
Le Loner fait ensuite place au Believer qui ressemble grandement, comme le reste de l'album, au calme après la tempête. Les morceaux accompagnant Ordinary People ne prennent pas le risque d'être inutiles, ils se valent tous, et c'est ça qui donne à cet album toute sa valeur.  Aussi divers que variés, s'éteignant pour faire place à l'inattendu, ils s'accrochent au morceau central comme les anneaux tournant autour de Saturne: leur communion fait leur splendeur.

 

xOrdinary People
xThe Believer 

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Et on se demande encore pourquoi c'est la période la plus suicidaire de l'année?!  (Et alors?) posté le samedi 22 décembre 2007 20:32

Bon ça y est on est en vacances, l'odeur du sapin fraîchement décoré frôle nos narines et nous nous vautrons dans notre luxe noëliaque en toute bonne conscience (marie-claire et biba nous rappelleront à l'ordre pour la plupart en début d'année prochaine). Dépenser encore et toujours pour les gens que t'aimes, ceux que t'aimes moins, ce que t'aimes pas mais qui sont si pratiques. Préparer quinze tonnes de bouffe sachant qu'un seul tiers de l'écoeurante mixture sera absorbé lors de ladite soirée et le reste écumé pendant deux semaines tous les jours sur la table matin-midi-etsoir.

Oh oui, c'est si réjouissant, un cri de joie viendrait parfaire le tout

HOURA!! 

Mais tu peux choisir autre chose. Tu  peux choisir de pas choisir. Les raisons? Ya pas de raisons. On n'a pas besoin de raisons quand on a....

 

1) LES RAMONES et leur éternel et néanmoins internationalement méconnu hymne MERRY CHRISTMAS (I don't wanna fight tonight), une jolie chansonnette hautement écoutable comme les gosses du queens nous en ont pondu des centaines les années 80 passées. Et oui, le punk a beau prendre un putain de virage qu'est-ce qu'on s'en fout, les chansons refusées restent là et nous transportent vers des terres acidulées et délicieusement pop.



 

2)  BLONDIE, groupe éternel (ouais j'aime le punk et alors?) qui tel son prédécesseur dans cette liste vire grave pop mais genre disco cette fois (on est hard niveau connaissance technique ici, sache le) mais peu importe, laisse Debbie te transporter vers la vie telle que l'homme l'a créée, NEW YORK cette haute et digne catastrophe, symbole de l'humain dans toute sa splendeur et sa médiocrité. Qui n'aime pas New York ne s'aime pas lui-même, car New York c'est toi moi et eux.  Et pour Blondie, c'est pareil. J'ai eu le malheur de découvrir CALL ME il ya peu, je m'en suis toujours pas remise (tout est BEAU dans ce groupe, hallucined)

 

3) Les ROLLING STONES, donc vous vous tapez 500km pour nourrir votre mère-grand mourrante et en plus cette putain de cassette tourne en boucle dans la voiture.
MAIS AUSSI
Votre père a la cassette "hot rocks" dans le renault espace, quelle chance, vous parcourez les routes tel le hippy se rendant à Woodstock en 1969 et ça c'est HYPE oui.

 

4) Un truc que vous pourriez allez voir en live si vous le voulez (les protagonistes précédents étant morts physiquement et/ou cérébralement), ce mec d'après nikos aliagas a vendu plus d'albums qu'Elvis. Et parce que c'est Noël, quittons nous dignement:

 

LA FRANCE EST BELLE! (c'est ce qu'on se dit à la vue de cette cauetsque vidéo)
Joyeux Noël à tous.

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Kubrick trébuche sur une caisse de vinyls du Floyd  (Interlude musical) posté le dimanche 18 novembre 2007 11:48

(et on en redemande)
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Ecoutons le dernier Raveonettes ensemble  (Jeunes et cons) posté le dimanche 18 novembre 2007 10:28

 The Raveonettes

  Une fuite d'eau qui dégénère en inondation: voilà comment j'illustre de manière top stylisée ma découverte des Raveonettes. Leur pop-newRAVE (faut bien) s'écoule dans ton organisme sans que tu puisses empêcher la fuite, boucher le trou, de toute façon tu ne veux pas boucher le trou.

  Le 12 Novembre dernier sortait Lust Lust Lust ("désir désir désir"), leur 4e opus tant....désiré.

  L'album s'ouvre sur Aly, Walk With Me qui annonce la couleur. Les lumières clignotent en haut des grattes-ciel, les néons grésillent, nous sommes au coeur de la ville. Un condensé de toutes les prouesses technologiques réalisées à l'heure actuelle, la combinaison des voix féériques de Sune Rose Wagner (le mec) et  Sharin Foo (la fille) nous transportant immédiatement dans leur monde, loin de leur nation au Frederiksbourg et aux grands blonds faussement scandinaves, j'ai nommé le Danemark. Une saturation maximale venant chapeauter cette douce et ma foi moderne promenade couronne (danoise) ce morceau roi de la pop music.

  Se prêtant aux Hallucinations (et quel régal d'observer le lecteur windows media tourbillonner en rythme sur cette pop hallucinogène) les Raveonettes poursuivent leur lancée aérienne, tombant amoureux du paradis sur Lust, et si seulement ils savaient. Leur musique se complexifie, éclaire des recoins obscurs, se contorsionne, explose. Elle est incernable. Et si c'était ça, le paradis pop? 

 Haletants, nous échouons un peu déboussolés sur Dead Sound, single/tube annoncé. Ahh, et quoi de plus délicieux que cette petite ritournelle électronique (tududuuu), ça remplacera bien un kinder surprise. Tu es fan du Velvet Underground, tes poils se hérissent, tu coupes les feux de l'amour, t'as déjà entendu ça quelque part putain! Bingo, tu es face à un Sunday Morning revisited (d'ailleurs un ex-Velvet a un jour collaboré avec les Raveonettes). Aly, elle est toujours là, elle marche avec nous. Quand soudain débarque cette fraîcheur des steppes glacées, le prochain qui vous sort que le Danemark c'est naze tuez le à coups de talons aiguisés. Tiens, de la batterie. Black Satin, surtout là pour la transition, sonne un peu comme une ode à la désillusion (textile). Mais cette fois c'est sûr avec Blush, la batterie s'est bien trouvé une place, changeant la destination. C'est pas grave, on y va. Avec Expelled From Love, le rythme s'est calmé, même si on avait des doutes. Mais comment ils font ça? You Want The Candy, ou l'exemple parfait du pouvoir magique des Raveonettes sur tout et n'importe quoi: une voix d'homme (Sun Rose). Okay, normal, et soudainement la magie opère, saturation, basses bourines, Sharin s'ajoutant à merveille sur le tas. Et quel tas! Blitzed, tu crois voir l'avenir. Sad Transmission dans la lignée, même pas lassant, même pas mal. Et encore, tout en restant incroyablement fidèles à ce qu'ils nous ont gracieusement offert jusqu'ici, les Raveonettes prennent un virage néofolk avec des accents rappelant le Black Rebel Motorcycle Club: c'est With My Eyes Closed, annonçant la fin avant l'heure. Ici, pas de "quand est-ce qu'on arriveeee?"et place au "j'ai pas envie de rentrer", lequel des deux étant le plus pénible, l'histoire ne nous le dit pas. Et enfin The Best Dies, adieu surpuissant et magistral, cynique même, nooon partez pas. Mais si. Ils partent. La tête haute, quand s'éteint le dernier accord. Ils reviendront. On le sait. En attendant, ça valait le coup, nan?!

 

Aly, Walk With Me
Hallucinations
Lust
Dead Sound
Black Satin
Blush
Expelled From Love
You want the candy
Blitzed
Sad Transmission
With My Eyes Closed
The Best Dies

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Give Nirvana a chance  (Vieux et fous) posté le jeudi 15 novembre 2007 14:55

 Nirvana - Kurt, Chris et Dave

Nirvana c'est comme la tecktonik: plus on en parle, moins on est sensé kiffer. Sauf qu'ici il est prévu de faire l'éloge de ce groupe culte et non d'une culture massivement éphémère.

Nirvana fait désormais partie des oubliés de l'histoire, ceux qu'on envoie directement à la case rebelz - pseudo rebel, donc, qu'on estampille violemment ayant certainement trop entendu un certain Smells Like Teen Spirit, paf. 

Mais passant au-delà des préjugés, et écoutant ce que ces trois enfants terribles ont à nous dire - refusant dans un premier temps le culte cobainien - on trouve le message d'adieu de toute une génération, cette génération déchue, sans espoir, sans envie, tombant au fond du trou CEPENDANT et c'est bien ici qu'il y a un cependant, Nirvana et quelques autres groupes grunge de l'époque n'échappent peut-être pas à la règle, mais le message qu'ils ont à nous délivrer vaut toujours la peine d'être entendu.

Le message est: il n'y a pas de message. Tout est vide et plein à la fois, et c'est bien le noyau même de Nirvana, un monde de contrastes constants. La jeunesse ne sait pas ce qu'elle veut, et elle le clame haut et fort. On ne peut pas dire avoir écouté ce groupe sans avoir fait le tour des morceaux, de cet impressionnant mélange hétérogène des genres, témoignant de la personalité contradictoire de Nirvana et plus précisément de son leader, Kurt Cobain. Alors, groupes pour fillettes (Polly, Unplugged in New York) ou pour gros bourrins en mal de casse (Milk It, Scentless Apprentice)? Au final, c'est pour personne et tout le monde à la fois. On peut tout reprocher à ce groupe, on a tout entendu. La non-maîtrise de la guitare, le sur-gueulardisme, la batterie qui couvre le reste... C'est la moitié du groupe que cela, et la moitié de tout groupe de Rock'n'Roll, en général. Seulement avec Nirvana, c'est différent. La coupure est réelle, elle existe. Et c'est ce qui fait la force de ce groupe qui finalement nous échappera toujours.

 

 - pour le côté expérimental de la chose (et certainement l'une des meilleures et des plus représentatives chansons du groupe)

 

- pour le coté Unplugged-donnez-le-pouvoir-aux-fleurs

 

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